40 ans d’objectifs tournés vers l’humain : Joyeux Anniversaire Loire Atlantique Photo !

Il y a 40 ans, les statuts de Loire Atlantique Photo étaient officiellement déposés.
Ce qui n’était alors qu’une idée audacieuse est devenu aujourd’hui un réseau solide de 32 clubs et ateliers, rassemblant plus de 700 passionnés à travers tout le département.

Une fondatrice d’exception : L’héritage de Marie-Louise Bréhant

L’histoire de notre association est indissociable de celle de sa créatrice, Marie-Louise Bréhant (1920-2019). Cette Nantaise était aussi un maître reconnu en Ikebana, l’art floral japonais.

« L’Ikebana n’est pas qu’une question de bouquets ; c’est une discipline où la composition devient une œuvre vivante, un point de rencontre entre la nature et l’humain. »

C’est avec cette même exigence de composition que Marie-Louise embrasse la photographie en 1962. Spécialiste de la macrophotographie de faune et flore, son talent l’amènera à exposer dans le monde entier : du Centre Pompidou à la Chine, en passant par le Brésil et les États-Unis.

En 1986, animée par la volonté de fédérer et de transmettre, elle fonde Loire Atlantique Photo pour créer un ancrage local fort et promouvoir l’expression photographique sur l’ensemble de notre territoire.

La Vie de l’Association : Un réseau de proximité

Loire Atlantique Photo est un réseau de clubs photo dans le département de la Loire Atlantique. Notre force réside dans le collectif :

Adhésion par club : Nous accueillons tout club ou atelier de Loire-Atlantique souhaitant partager nos valeurs.

Gouvernance partagée : Le bureau est composé de membres issus des différents clubs adhérents.

Échanges itinérants : Nos réunions mensuelles tournent physiquement dans les différents clubs du département ou se tiennent en visioconférence pour maintenir le lien malgré la distance.

Adhérer à LAP, c’est entrer dans une famille de proximité pour rencontrer d’autres regards et progresser ensemble.

Regarder vers l’Avenir : Se former pour évoluer

Se confronter au regard de l’autre, accepter la critique constructive et se laisser surprendre par la créativité d’autrui : voilà l’essence de notre dynamique collective. Pour accompagner chaque photographe au-delà de son « premier chef-d’œuvre », LAP mise sur une offre de formation complète :

  1. La Mutualisation des Compétences

De nombreux membres de LAP possèdent des compétences reconnues. Ils interviennent bénévolement lors de soirées thématiques au sein des clubs pour partager leurs secrets techniques ou artistiques.

  1. Des Stages pour tous les niveaux

Nous organisons régulièrement des sessions d’apprentissage adaptées à vos besoins :

  • Stages courts (0,5 à 1 jour) : Animés par les talents internes de LAP.
  • Stages externes et Master classes : De 1 à 5 jours avec des photographes professionnels pour changer de dimension.
  • Ateliers longs : Un suivi mensuel sur une ou deux années pour approfondir une démarche d’auteur.

Célébrons ensemble !

Depuis 40 ans, nous œuvrons pour que la photographie en Loire-Atlantique soit un art vivant et accessible. Que vous soyez un club historique ou une nouvelle structure en création, rejoignez l’aventure !

Contact : loireatlantiquephoto.fr/contact

Exposition Fotolap à Pornic, chapelle de l’hôpital, mai 2026

Créer un livre photographique, une expérience unique

« Le livre photo est de plus en plus considéré comme la forme la plus aboutie d’un travail photographique. » A. Leblond

En démarrant cet atelier, je n’imaginais pas découvrir un monde aussi riche en possibilités créatives, trop souvent ignoré par les photographes.

Le livre photographique possède cette particularité d’être un objet palpable, que l’on conserve, que l’on pourra montrer et qui aura une existence très longue. Il est le fruit d’un travail artistique personnel qui va bien au-delà du tirage photographique.

Alors pourquoi ne pas se lancer dans la découverte et la réalisation de cet objet unique et méconnu.

C’est la finalité de la formation animée par Antoine Leblond qui s’est déroulée à Saint-Sébastien-Sur-Loire près de Nantes du 21 au 25 mars 2026.

Après une présentation du monde de l’édition photographique et du champ des possibilités offertes par ce média, nous nous lançons dans nos projets personnels.

L’éditing permet de se rendre compte que le média livre répond à des critères spécifiques, à commencer par une présentation en pages doubles. Il faut également penser au titre et aux textes…

Des possibilités créatives insoupçonnées

Puis vient le choix de l’objet à concevoir. L’incroyable diversité des possibilités créatives et d’utilisation de matériaux divers ne facilite pas la prise de décision.

Ensuite, maquettage sur ordinateur puis tirage des planches. Commence alors le délicat travail d’assemblage en cahiers, fabrication de la couverture ou de la jaquette, découpe, couture, collage, pressage, etc.

Et au bout de ce long travail, le plaisir incroyable d’avoir réussi un objet personnel, de mieux connaître le monde de l’édition des ouvrages d’art et surtout d’avoir maîtrisé une technique réutilisable chez soi pour mettre en valeur son travail photographique.

Un grand merci à Antoine qui nous a fait partager sa passion.

Retrouvez son travail sur http://antoineleblond.fr/ et sur https://www.facebook.com/donotcompute

Crédit Photo JF Lahellec, JM Gauthier

Cyanotype : la vie en bleu


Retour sur l’atelier intitulé « De la photo numérique au cyanotype », animé par Jean-Marc Drouillet et Eric Bahin, en mars 2026

Le cyanotype est un procédé photographique inventé en 1842, qui produit des tirages monochromes allant du bleu de Prusse au bleu cyan, d’où il tire son nom.

L’intérêt de l’atelier était à la fois de faire découvrir cette technique mais aussi de montrer qu’elle se combine très bien avec la photographie numérique.

La journée de formation vue par l’une des participantes

Dès notre arrivée, l’accueil de Jean-Marc et Éric a donné le ton. Tout était impeccablement préparé.

L’expertise : Jean-Marc nous avait concocté des supports écrits détaillés, de précieux guides qui nous ont permis de comprendre la préparation des images, les dosages et les techniques d’application.

La logistique : Éric veillait au grain pour que chaque étape, du badigeonnage des supports au rinçage final, se déroule dans la fluidité et la bonne humeur.

Le moment de vérité

Après avoir composé nos négatifs, est venu le moment tant attendu : le passage sous la lampe UV.

C’est ici que la magie opère. Il y avait une véritable effervescence dans le groupe.

Entre impatience et curiosité, nous surveillons tous du coin de l’œil l’instant où l’on plonge la feuille dans l’eau pour révéler ce bleu profond ; un petit miracle de photographie artisanale.

Ce qu’on en retient

Au-delà des superbes tirages avec lesquels nous sommes repartis, c’est l’esprit de partage et la pédagogie bienveillante de Jean-Marc et Éric qui ont fait de ce stage une réussite.

Huit apprentis photographes sont repartis avec des étoiles dans les yeux… et un peu de bleu sur les doigts !

Un immense merci à nos animateurs, Jean-Marc et Éric, qui nous ont accueillis comme des rois.

M Alexandre

Connaissez-vous Marie-Louise Bréhant ?

Loire Atlantique Photo a été créé à l’initiative de Marie-Louise Bréhant.
Mais connaissez-vous Marie-Louise ?

Au commencement

Marie-Louise Bréhant est née à Nantes en 1920 et y est décédée en 2019.
Adolescente, elle achète un appareil photo et fait ses premiers pas de photographe.
Elle mène une vie ordinaire, mariage avec Guy, quatre enfants, un travail de comptable.
Elle s’intéresse à l’art japonais de la composition florale japonaise et devient maître en Ikebana.

« Je fais de la photo depuis l’âge de 14 ans et très sérieusement depuis 1962 » (ML Bréhant)

En 1962, elle commence à s’adonner pleinement à la photographie, avec des macro-photographies de la faune et de la flore pour des ouvrages sur la nature.

En 1968, à 48 ans, elle se lance à corps perdu dans son travail de l’image et va s’ouvrir vers une pratique artistique personnelle et remarquée.

Démarche plasticienne

Ce média qu’est la photographie, est un support à la création.
Alors que l’on pourrait se contenter de « prendre des photos » et réaliser de jolis tirages, Marie-Louise va pousser la démarche créative et artistique à son paroxysme.

« Des fleurs, telles des lumières vives qui partent dans tous les sens pour aller baigner des visages de marbre » (ML Bréhant)

L’auteur est un créateur et il a la liberté complète de transformer le réel pour faire ressortir ses émotions, son imaginaire, inventer de nouveaux mondes fictifs, entrer dans la poésie de l’image.

© Luc Bonaldi

Comment un photographe peut-il y arriver ? Les procédés photographiques sont nombreux, portant des noms un peu mystérieux, tels que platine-palladium, mordançage, chimigramme. Il en existe un très grand nombre.
Marie-Louise s’est intéressée à ces procédés et les sensations visuelles qu’ils permettent d’obtenir.
Une simple photographie, par l’utilisation judicieuse de ces techniques, peut nous transporter dans un univers imaginaire, cet univers n’ayant de limite que notre propre capacité à le saisir.

« Je suis passée de l’argentique au numérique avec toujours le même plaisir, celui de regarder » (ML Bréhant)

Et le numérique ? Marie-Louise a considéré que le numérique est un procédé comme un autre.
La photo numérique peut être manipulée au travers d’un logiciel puis tirée sur imprimante. Mais pourquoi s’arrêter là ? Marie-Louise a par exemple imprimé sur film transparent puis utilisé des traitements chimiques pour sublimer l’image.

Mélange des genres ? Cela n’a pas d’importance. Seule compte la démarche créative.

Action altruiste et associative

MJC La Bouvardière

Dès 1961, Marie-Louise et Guy Bréhant créent Maison des Jeunes et de la Culture La Bouvardière à Saint Herblain, lieu d’apprentissage des pratiques artistiques et culturelles.

MJC La Bouvardière dans les années 1960

Marie-Louise y fit ses débuts en amateur dans un laboratoire photo où pendant de nombreuses années, elle encouragea les enfants, les adolescents et les adultes de ses conseils et de ses expériences.

« Dans nos stages et nos expositions, nous invitions les plus grands photographes parisiens, et notamment Jean Dieuzaide. Avec eux, j’ai beaucoup appris. Le savoir est une boule de niege qu’il ne faut pas garder pour soi. » (ML Bréhant)

Le Groupe de Recherche Photographique de la MJC expose chaque année le résultat de ses travaux.

© Ouest-France – 2016

Une statuette de Guy et Marie-Louise a été inaugurée le 29 septembre 2022 et se trouve à l’accueil de la MJC.

Photo Club Nantais

Marie-Louise a été durant plusieurs années adhérente au Photo Club Nantais.

Loire Atlantique Photo

Alors qu’elle est vice-présidente du PCN, elle crée en 1986 une association destinée à regrouper les clubs photo du département, promouvoir l’expression photographique et former les photographes amateurs.
Loire Atlantique Photo est alors né avec un ancrage local fort, et son siège social se trouve alors… au PCN.

Artiste reconnue

Dès le début des années 80, Marie-Louise a exposé au Centre Georges Pompidou, mais aussi en Chine, aux Etats-Unis, en Suisse, en Angleterre, au Brésil… Une exposition rétrospective lui est consacrée en 2000 pour ses 80 ans à l’espace culturel Onyx de Saint Herblain.

La Bibliothèque Nationale de France, l’Imagerie de Lannion, le Musée départemental Breton à Quimper et le Musée d’Art de Nantes possèdent un fonds de photographies de l’artiste.

© JC Couffin années 1980

L’association « Marie-Louise Bréhant », créée en 2009 à Spézet dans le Finistère, a pour objet de « promouvoir et de conserver l’œuvre photographique de M-L. Bréhant sous toutes ses formes et par tous les moyens, y compris les expositions, l’édition, le multimédia et la création du prix de photographie alternative ` Marie-Louise Bréhant ´ »

Contributions : Membres du Groupe de Recherche Photographique – MJC La Bouvardière

Portfolio

Oléobromie pastellée – Oléobromie ayant subi plusieurs transformations. Trempée dans du trichlo, encre sèche, colorée aux encres couleurs, rayée – 1998
Tirage imprimante. Empreinte 4 « Le temps de la réflexion » – juin 2000
« Rien n’est écrit »
« La corde » – Photo Club Nantais
Image N° 4261 – 08/12/2011
« Enfants du quartier du Sillon »
« Enfants et plastique »
« Les pommes n°2 » Photo Club Nantais – 1972
« Le petit voilier » Epreuve admise au salon d’art photographique de Melun – Mars 1982
Vernis transparent papier Fabriano
Sténopé palladium imprimante Epson
2011
Empreinte oignons imprimante Epson
Diapo brûlée imprimante Epson
Vieux films collés scannés et imprimante Epson
Rivière Chézine imprimante Epson

Stage photographie de rue avec David Bacher

La photographie de rue, ce n’est pas photographier la rue mais raconter comment ses habitants vivent au quotidien, raconter des moments spontanés dans l’espace public, témoigner de son époque.

Comme le disait Robert Doisneau, « saisir les gestes ordinaires de gens ordinaires dans des situations ordinaires ».

Genre photographique plus complexe qu’il n’y paraît

C’est comme cela que David a voulu démarrer cette formation en mars 2025, en expliquant ce qu’est la photographie de rue et comment construire ce genre d’images.
Pour cela rien de mieux que de parler de son expérience de photographe de rue ( Livre « Paris/NYC » en vente à la FNAC ou Amazon ) et d’illustrer à partir du travail d’auteurs, dont un qu’il a fait découvrir et qui l’a particulièrement inspiré : Alex Webb.
Et puis se pose le sujet du droit à l’image et la photographie d’inconnus sans demander la permission…

En vigilance permanente

Puis déambulation dans les rues du centre de Nantes, les yeux grand ouverts pour observer le moindre détail. Eh oui, le photographe de rue doit être en vigilance permanente.

Des passants, un bouquet de fleurs, un souffleur de bulles de savons, des commerçants, un musicien, des amis rassemblés autour d’un verre. Inventaire à la Prévert, mais la rue c’est cela.

Certains qui appréhendaient le refus, voire l’agressivité des personnes visées, se sont retrouvés à discuter avec des inconnus ravis d’être photographiés et intéressés par le travail du groupe.

Une journée passionnante et des images superbes

Crédit photos : C. Beaunis, D. Robert, E. Le Corre, J. Hurtevent, J. Vignau, P. Muscat, S. Brémon, S. Colin, M. Disloquer

Retrouvez le travail de David Bacher sur :
https://www.davidbacher.com/

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