Créer un livre photographique, une expérience unique

« Le livre photo est de plus en plus considéré comme la forme la plus aboutie d’un travail photographique. » A. Leblond

En démarrant cet atelier, je n’imaginais pas découvrir un monde aussi riche en possibilités créatives, trop souvent ignoré par les photographes.

Le livre photographique possède cette particularité d’être un objet palpable, que l’on conserve, que l’on pourra montrer et qui aura une existence très longue. Il est le fruit d’un travail artistique personnel qui va bien au-delà du tirage photographique.

Alors pourquoi ne pas se lancer dans la découverte et la réalisation de cet objet unique et méconnu.

C’est la finalité de la formation animée par Antoine Leblond qui s’est déroulée à Saint-Sébastien-Sur-Loire près de Nantes du 21 au 25 mars 2026.

Après une présentation du monde de l’édition photographique et du champ des possibilités offertes par ce média, nous nous lançons dans nos projets personnels.

L’éditing permet de se rendre compte que le média livre répond à des critères spécifiques, à commencer par une présentation en pages doubles. Il faut également penser au titre et aux textes…

Des possibilités créatives insoupçonnées

Puis vient le choix de l’objet à concevoir. L’incroyable diversité des possibilités créatives et d’utilisation de matériaux divers ne facilite pas la prise de décision.

Ensuite, maquettage sur ordinateur puis tirage des planches. Commence alors le délicat travail d’assemblage en cahiers, fabrication de la couverture ou de la jaquette, découpe, couture, collage, pressage, etc.

Et au bout de ce long travail, le plaisir incroyable d’avoir réussi un objet personnel, de mieux connaître le monde de l’édition des ouvrages d’art et surtout d’avoir maîtrisé une technique réutilisable chez soi pour mettre en valeur son travail photographique.

Un grand merci à Antoine qui nous a fait partager sa passion.

Retrouvez son travail sur http://antoineleblond.fr/ et sur https://www.facebook.com/donotcompute

Crédit Photo JF Lahellec, JM Gauthier

Cyanotype : la vie en bleu


Retour sur l’atelier intitulé « De la photo numérique au cyanotype », animé par Jean-Marc Drouillet et Eric Bahin, en mars 2026

Le cyanotype est un procédé photographique inventé en 1842, qui produit des tirages monochromes allant du bleu de Prusse au bleu cyan, d’où il tire son nom.

L’intérêt de l’atelier était à la fois de faire découvrir cette technique mais aussi de montrer qu’elle se combine très bien avec la photographie numérique.

La journée de formation vue par l’une des participantes

Dès notre arrivée, l’accueil de Jean-Marc et Éric a donné le ton. Tout était impeccablement préparé.

L’expertise : Jean-Marc nous avait concocté des supports écrits détaillés, de précieux guides qui nous ont permis de comprendre la préparation des images, les dosages et les techniques d’application.

La logistique : Éric veillait au grain pour que chaque étape, du badigeonnage des supports au rinçage final, se déroule dans la fluidité et la bonne humeur.

Le moment de vérité

Après avoir composé nos négatifs, est venu le moment tant attendu : le passage sous la lampe UV.

C’est ici que la magie opère. Il y avait une véritable effervescence dans le groupe.

Entre impatience et curiosité, nous surveillons tous du coin de l’œil l’instant où l’on plonge la feuille dans l’eau pour révéler ce bleu profond ; un petit miracle de photographie artisanale.

Ce qu’on en retient

Au-delà des superbes tirages avec lesquels nous sommes repartis, c’est l’esprit de partage et la pédagogie bienveillante de Jean-Marc et Éric qui ont fait de ce stage une réussite.

Huit apprentis photographes sont repartis avec des étoiles dans les yeux… et un peu de bleu sur les doigts !

Un immense merci à nos animateurs, Jean-Marc et Éric, qui nous ont accueillis comme des rois.

M Alexandre

Connaissez-vous Marie-Louise Bréhant ?

Loire Atlantique Photo a été créé à l’initiative de Marie-Louise Bréhant.
Mais connaissez-vous Marie-Louise ?

Au commencement

Marie-Louise Bréhant est née à Nantes en 1920 et y est décédée en 2019.
Adolescente, elle achète un appareil photo et fait ses premiers pas de photographe.
Elle mène une vie ordinaire, mariage avec Guy, quatre enfants, un travail de comptable.
Elle s’intéresse à l’art japonais de la composition florale japonaise et devient maître en Ikebana.

« Je fais de la photo depuis l’âge de 14 ans et très sérieusement depuis 1962 » (ML Bréhant)

En 1962, elle commence à s’adonner pleinement à la photographie, avec des macro-photographies de la faune et de la flore pour des ouvrages sur la nature.

En 1968, à 48 ans, elle se lance à corps perdu dans son travail de l’image et va s’ouvrir vers une pratique artistique personnelle et remarquée.

Démarche plasticienne

Ce média qu’est la photographie, est un support à la création.
Alors que l’on pourrait se contenter de « prendre des photos » et réaliser de jolis tirages, Marie-Louise va pousser la démarche créative et artistique à son paroxysme.

« Des fleurs, telles des lumières vives qui partent dans tous les sens pour aller baigner des visages de marbre » (ML Bréhant)

L’auteur est un créateur et il a la liberté complète de transformer le réel pour faire ressortir ses émotions, son imaginaire, inventer de nouveaux mondes fictifs, entrer dans la poésie de l’image.

© Luc Bonaldi

Comment un photographe peut-il y arriver ? Les procédés photographiques sont nombreux, portant des noms un peu mystérieux, tels que platine-palladium, mordançage, chimigramme. Il en existe un très grand nombre.
Marie-Louise s’est intéressée à ces procédés et les sensations visuelles qu’ils permettent d’obtenir.
Une simple photographie, par l’utilisation judicieuse de ces techniques, peut nous transporter dans un univers imaginaire, cet univers n’ayant de limite que notre propre capacité à le saisir.

« Je suis passée de l’argentique au numérique avec toujours le même plaisir, celui de regarder » (ML Bréhant)

Et le numérique ? Marie-Louise a considéré que le numérique est un procédé comme un autre.
La photo numérique peut être manipulée au travers d’un logiciel puis tirée sur imprimante. Mais pourquoi s’arrêter là ? Marie-Louise a par exemple imprimé sur film transparent puis utilisé des traitements chimiques pour sublimer l’image.

Mélange des genres ? Cela n’a pas d’importance. Seule compte la démarche créative.

Action altruiste et associative

MJC La Bouvardière

Dès 1961, Marie-Louise et Guy Bréhant créent Maison des Jeunes et de la Culture La Bouvardière à Saint Herblain, lieu d’apprentissage des pratiques artistiques et culturelles.

MJC La Bouvardière dans les années 1960

Marie-Louise y fit ses débuts en amateur dans un laboratoire photo où pendant de nombreuses années, elle encouragea les enfants, les adolescents et les adultes de ses conseils et de ses expériences.

« Dans nos stages et nos expositions, nous invitions les plus grands photographes parisiens, et notamment Jean Dieuzaide. Avec eux, j’ai beaucoup appris. Le savoir est une boule de niege qu’il ne faut pas garder pour soi. » (ML Bréhant)

Le Groupe de Recherche Photographique de la MJC expose chaque année le résultat de ses travaux.

© Ouest-France – 2016

Une statuette de Guy et Marie-Louise a été inaugurée le 29 septembre 2022 et se trouve à l’accueil de la MJC.

Photo Club Nantais

Marie-Louise a été durant plusieurs années adhérente au Photo Club Nantais.

Loire Atlantique Photo

Alors qu’elle est vice-présidente du PCN, elle crée en 1986 une association destinée à regrouper les clubs photo du département, promouvoir l’expression photographique et former les photographes amateurs.
Loire Atlantique Photo est alors né avec un ancrage local fort, et son siège social se trouve alors… au PCN.

Artiste reconnue

Dès le début des années 80, Marie-Louise a exposé au Centre Georges Pompidou, mais aussi en Chine, aux Etats-Unis, en Suisse, en Angleterre, au Brésil… Une exposition rétrospective lui est consacrée en 2000 pour ses 80 ans à l’espace culturel Onyx de Saint Herblain.

La Bibliothèque Nationale de France, l’Imagerie de Lannion, le Musée départemental Breton à Quimper et le Musée d’Art de Nantes possèdent un fonds de photographies de l’artiste.

© JC Couffin années 1980

L’association « Marie-Louise Bréhant », créée en 2009 à Spézet dans le Finistère, a pour objet de « promouvoir et de conserver l’œuvre photographique de M-L. Bréhant sous toutes ses formes et par tous les moyens, y compris les expositions, l’édition, le multimédia et la création du prix de photographie alternative ` Marie-Louise Bréhant ´ »

Contributions : Membres du Groupe de Recherche Photographique – MJC La Bouvardière

Portfolio

Oléobromie pastellée – Oléobromie ayant subi plusieurs transformations. Trempée dans du trichlo, encre sèche, colorée aux encres couleurs, rayée – 1998
Tirage imprimante. Empreinte 4 « Le temps de la réflexion » – juin 2000
« Rien n’est écrit »
« La corde » – Photo Club Nantais
Image N° 4261 – 08/12/2011
« Enfants du quartier du Sillon »
« Enfants et plastique »
« Les pommes n°2 » Photo Club Nantais – 1972
« Le petit voilier » Epreuve admise au salon d’art photographique de Melun – Mars 1982
Vernis transparent papier Fabriano
Sténopé palladium imprimante Epson
2011
Empreinte oignons imprimante Epson
Diapo brûlée imprimante Epson
Vieux films collés scannés et imprimante Epson
Rivière Chézine imprimante Epson

Stage photographie de rue avec David Bacher

La photographie de rue, ce n’est pas photographier la rue mais raconter comment ses habitants vivent au quotidien, raconter des moments spontanés dans l’espace public, témoigner de son époque.

Comme le disait Robert Doisneau, « saisir les gestes ordinaires de gens ordinaires dans des situations ordinaires ».

Genre photographique plus complexe qu’il n’y paraît

C’est comme cela que David a voulu démarrer cette formation en mars 2025, en expliquant ce qu’est la photographie de rue et comment construire ce genre d’images.
Pour cela rien de mieux que de parler de son expérience de photographe de rue ( Livre « Paris/NYC » en vente à la FNAC ou Amazon ) et d’illustrer à partir du travail d’auteurs, dont un qu’il a fait découvrir et qui l’a particulièrement inspiré : Alex Webb.
Et puis se pose le sujet du droit à l’image et la photographie d’inconnus sans demander la permission…

En vigilance permanente

Puis déambulation dans les rues du centre de Nantes, les yeux grand ouverts pour observer le moindre détail. Eh oui, le photographe de rue doit être en vigilance permanente.

Des passants, un bouquet de fleurs, un souffleur de bulles de savons, des commerçants, un musicien, des amis rassemblés autour d’un verre. Inventaire à la Prévert, mais la rue c’est cela.

Certains qui appréhendaient le refus, voire l’agressivité des personnes visées, se sont retrouvés à discuter avec des inconnus ravis d’être photographiés et intéressés par le travail du groupe.

Une journée passionnante et des images superbes

Crédit photos : C. Beaunis, D. Robert, E. Le Corre, J. Hurtevent, J. Vignau, P. Muscat, S. Brémon, S. Colin, M. Disloquer

Retrouvez le travail de David Bacher sur :
https://www.davidbacher.com/

Vous voulez suivre ce stage ? Inscrivez-vous sur ce site, rubrique Adhérents.

Samedi 25 Janvier, la sélection Fotolap 2025

Nous sommes à Sautron, Espace de la Vallée, dans les salles réservées par Maryse et Olivier à la Mairie.

10h00 Début du « marathon »

Les membres du Club photo « Sautron Images » et les membres du bureau LAP sont déjà au travail pour préparer la mise en place de cette journée, agencer la salle, installer le matériel informatique, la projection, la sono, la buvette, etc.

Pendant ce temps, le jury, composé de professionnels de l’image, Jean Gorvan, Mathieu Joubert et Jean Gabriel Aubert, s’affaire à analyser les photos alignées sur des tables.

Pour cette sélection, 82 candidats de 20 clubs photo se sont inscrits et c’est ainsi 285 photos qui vont défiler devant le jury.

12h30 Ouf, tout est prêt

Petite pause déjeuner en commun avant le moment tant attendu.

D’ailleurs, les premiers spectateurs sont déjà là, impatients, qui commencent à prendre place, au plus près du jury.

13h25 La salle est pleine

160 personnes, quel enthousiasme !

La sélection va commencer…

Dans l’assemblée, on sent l’effervescence monter, les discussions sont vives et animées autour des séries qui vont défiler devant le jury et le public…

Chacun y va de son commentaire, les questions se posent, « est-ce que ma série va plaire aux jury ? », « est ce qu’ils ne vont pas noter trop dur ? » !! Les questionnements vont bon train…

13h30 Le jury arrive

Les discussions auparavant animées cessent pour laisser place au calme et au silence…

Jean-Marie, le président, présente le jury et la première série arrive très rapidement par les photographes de Sautron, sous la supervision de Jean-Louis et le suivi multimédia d’Yvan.

Tout le monde est attentif et attend les commentaires avec impatience.

La première série est enregistrée par Jean-Paul, pendant que Patrick retranscrit les commentaires et que Thomas fait une sauvegarde.

Les spectateurs et candidats manifestent leur engouement par des applaudissements lorsque les notes frôlent la perfection ou l’atteignent… Parfois on réagit lorsque l’on est confronté à une incompréhension, un brouhaha se fait entendre !

15h30 Petite pause pour tous…

La buvette est tenue de main de maître par Marie, Stéphanie et Philippe.

On reprend notre souffle, les spectateurs et les auteurs s’expriment avec force et bienveillance.

Le nombre important de séries faisait craindre des difficultés pour gérer ce volume. Mais, le rythme soutenu est très agréable à suivre, et le temps succinct consacré aux commentaires a été compensé par une grande précision dans l’analyse des membres du jury.

17h00 Le suspense est à son comble

La dernière série vient d’être notée et tout le monde attend avec impatience la liste des sélectionnés.

Mais alors que la tension est à son comble, trois séries ex-æquo doivent être départagées pour n’en garder que deux, afin de rester dans l’ordre de grandeur annoncé.

Le jury demande à revoir les trois séries, mais ensuite n’arrive pas à choisir…


Au bout de quelques minutes, décision est prise de garder les trois séries, au grand soulagement de leurs auteurs.

17h30 Fin de clap

Ce fut une après-midi enrichissante et riche en émotions.

En dépit de la déception pour 51 photographes, le bonheur des sélectionnés restera un moment d’optimisme partagé.

La journée se termine par un moment convivial autour du verre de l’amitié.

L’exposition sera présentée au public à Pornic, Chapelle de l’Hôpital, du 5 au 21 avril 2025.

Crédits photo : Yvan Caro, Olivier Drouet
Crédit vidéo : Yvan Caro